Il y a longtemps que l'actualité ne m'avait pas donné envie d'écrire ici... mais là, le Rapport de la Commission pour la libération de la croissance française présidé par Jacques Attali constitue une très bonne occasion de discuter de l'évolution de notre pays.
Nous connaissons le contexte : une France plutôt moribonde, à la traîne de la croissance mondiale, pour diverses raisons, bonnes ou mauvaises... mais là n'est pas la question. Elle pourrait y être si la France était les Etats-Unis et pouvait seule changer l'orientation du monde, mais ce n'est pas, ou plus le cas. L'Union européenne le pourrait, ou le pourra, et la France doit être à même de la mener où elle le voudra quand ce sera le cas, et doit donc pour cela, pour l'instant, accepter des compromis afin de redevenir une puissance enviable et enviée.
Enfin, pour être bref, nous allons nous intéresser aux 20 décisions fondamentales de ce rapport, organisées autour de 8 ambitions plus générales sensées remettre la France dans le droit chemin.
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Ambition 1 : Préparer la jeunesse à l’économie du savoir et de la prise de risque
Notre pays, hormis les richesses de son agriculture, ne dispose pas de matières premières. De plus en plus, les batailles économiques se remportent grâce à l’innovation. De notre capacité à innover dépendront notre croissance et notre place dans la compétition mondiale. Formation, transmission des savoirs et qualification permanente sont donc les conditions premières de notre réussite.
DÉCISION FONDAMENTALE 1
Se donner les moyens pour que tout élève maîtrise avant la fin de la sixième le français, la lecture, l’écriture, le calcul, le travail de groupe, l’anglais et l’informatique.
DÉCISION FONDAMENTALE 2
Constituer 10 grands pôles d’enseignement supérieur et de recherche autour de 10 campus, réels et virtuels, fixant les conditions d’excellence de l’ensemble du système de formation supérieur et de recherche.
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Alors pour cette Ambition 1, il n'y a pas grand chose à redire... « De notre capacité à innover dépendront notre croissance et notre place dans la compétition mondiale. » Il faut donc travailler à la formation de la jeunesse, mais sans oublier non plus de mettre à jour les capacités de la population active. Il reste à définir les moyens pour ce faire.
Je remarque tout de même la notion de « prise de risque » invoquée dans le titre mais qui n'est pas délayée dans une décision fondamentale. Il s'agit d'une notion à mettre bien plus en avant à l'école selon moi. L'idéal serait même de l'expliquer aussi à ceux qui travaillent déjà, mais je doute malheureusement de l'efficacité d'une telle initiative, beaucoup de gens étant opaques à ce genre d'idées.

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