vendredi 3 septembre 2010

O.R.T.H. CadrEmploi

Donner des leçons d'orthographe n'est pas à la portée de n'importe qui...


2 erreurs en 7 questions, ils sont balaises chez CadrEmploi ! :D
("différent" avec t en tant qu'adjectif et "a priori" invariable...)

vendredi 27 août 2010

Bilan carbone perso

Rapidement, deux liens pour calculer votre consommation de nature :

Calculateur carbone
=> 2241kg équivalent carbone (25% d'incertitude) contre 2800 pour un Français moyen.

Empreinte écologique
=> 3,5 hectares, soit 1,94 planète s'il n'y avait que des gens comme moi...

Je fais attention, mais ce n'est pas ma raison de vivre. Ceci dit, je le répète : je fais attention. Mais principalement pour des raisons d'ordre et de coûts, pas forcément pour "sauver la planète...

Et vous ?

jeudi 5 août 2010

[SPACIBO] en ligne !

Mon dernier album est en ligne ! J'ai mis pas mal de temps à enregistrer tout ça, mais le résultats me convient bien ! Écoutez donc et n'hésitez pas à laisser des com' et à noter le tout !

SPACIBO2010
SPACIBO

1.
BACK 2 DUST (3:15)
2. JUGOSLAVIJA (3:30)
3. BEING SAD (2:47)
4. COMME UN ANIMAL (5:06)
5. OUTSIDER (4:20)
6. SPACIBO (4:23)

jeudi 29 juillet 2010

Volontiers...

Alors là, c'est une faute de français de ma prof d'allemand qui m'a fait sourire...


Pendant le cours, donc, on fait des exercices avant de les corriger tous ensemble.

- Qui veut lire ce texte ? Personne ?? Un volontaire ? Non... Une volontière ????

Et même que personne ne lui a signalé son erreur... Na ! =)

samedi 19 juin 2010

La responsabilité individuelle des consommateurs

J'en arrive à la fin du résumé de cet ouvrage du Conseil de l'Europe traitant de la consommation raisonnée pour le bien-être de tous. Les thèmes abordés sont très divers et intéressants et abordent, je pense, de manière très complète les modes de consommation occidentaux et les contraintes qu'ils font peser sur le monde.

Les choses sont difficiles à changer et cela se fera peu à peu car on ne peut pas cibler un coupable particulier. C'est tout le système qu'il faut changer, tranquillement, car les oppositions (conscientes ou non) sont nombreuses et fortes.


Conclusion
De la pauvreté à l'école de la sobriété
Francesco Gesualdi (Italie)

Les plus riches sont quelques uns et sont très riches ; les plus pauvres sont extrêmement plus nombreux et sont très pauvres. Le rapport entre les 20 % les plus pauvres et les 20 % les plus riches était en 1913 de 11 pour 1, en 1960 de 30 pour 1 et en 1997 de 86 pour 1. Des millions, voire milliards, de personnes souffrent de la faim, de la soif, vivent dans des bidonvilles sans sanitaires ni électricité. Nous consommons trop : l'eau, les poissons, les forêts, les minéraux.

L'équité et la durabilité ne peuvent être conciliées que si les riches se convertissent à la sobriété, c'est à dire à un style de vie, individuel et collectif, plus parcimonieux, plus propre, plus lent et mieux intégrés dans les cycles naturels.

"La civilisation, au sens propre du terme, ne consiste pas en la multiplication des besoins, mais en la capacité à les réduire de manière volontaire et délibérée." (Gandhi, 1986) On doit passer de la vente d'objet à la vente de service ; la réparation doit par exemple se substituer au remplacement.

Si l'on envisage l'économie comme étant au service de l'homme, le capital, la richesse la plus grande, est la cohésion sociale.

La responsabilité individuelle des consommateurs (Ia)

Je viens de terminer un recueil de textes édité par le Conseil de l'Europe proposant une réflexion sur une forme nouvelle de consommation soucieuse de favoriser la cohésion sociale.

Ce guide m'a particulièrement interpellé par le fait qu'il s'agit-là d'un ouvrage réalisé par une collectivité publique invitant la population à agir en dehors des sentiers habituels. Sans parler de décroissance, il y est tout de même question de mettre fin à la consommation telle qu'elle existe aujourd'hui, avec tout ce qu'elle entraine comme inégalités et incohérences environnementales.

Si le constat est évident, l'encouragement par des institutions de cette importance à passer à l'action l'est bien moins.

Je vais donc maintenant reprendre les principales idées que j'ai pu noter et les commenter succinctement. Je ferai ça en plusieurs parties.


Partie I — La consommation comme vecteur d’expression citoyenne

Nature et culture de la consommation dans les sociétés de consommation
(Lucia Reisch, Danemark)

Ce premier texte avance que les valeurs, croyances,et institutions des sociétés de consommation sont principalement axées sur le soutien à la consommation. Le postulat de base de la citoyenneté y est constitué du devoir de consommer afin de faire face au mythe opposant la consommation au déclin.

La consommation y est aussi présentée comme le facteur essentiel pour se définir dans la société. Or, étant dit qu'il est impossible de lutter contre la construction de son identité, la consommation devient un acte indispensable à l'insertion sociale. Les pauvres s'en trouvent alors doublement punis. Ils ne disposent en effet pas des moyens de s'insérer par la consommation mais subissent tout de même dans le même temps les assauts permanents des publicitaires.

Enfin, est abordé l'exemple donné par les sociétés occidentales entrainant les élites des pays pauvres à les imiter. Force est de constater que la commercialisation et la mondialisation y balaient souvent les cultures locales, les vertus civiques et les notions de dignité et de statut.


Démocratisation et consommation
(Lucia Reisch, Danemark)

Le second texte aborde le thème de la démocratie par la consommation. La société de consommation serait un facteur d'érosion des communautés et de la solidarité par l'individualisme qu'elle exacerbe. Or, l'auteur rappelle que, dans certains milieux, la consommation ouvre de nouveaux espaces et possibilités pour certaines populations de s'exprimer.

Par exemple, l'émancipation de certains groupes sociaux formellement exclus de la vie politique est en effet due à l'utilisation de leur place de consommateurs. Ce fut le cas des femmes au XXe siècle, des homosexuels aux États-Unis au début du XXIe, et même le système des castes indiennes serait ébranlé.

En fait, il faut constater que le vote par le portefeuille constitue de plus en plus une résistance aux effets néfastes de la consommation. L'idée de soutien à la démocratisation à l'échelle mondiale par des choix de marché se répand. En privilégiant certains produits ou certaines entreprises, le consommateur oblige le vendeur à tenir compte de ses priorités.


Consommateurs et citoyenneté
(Michele Micheletti, Suède)

Ce texte aborde la consommation utilisée comme action politique menée par et pour les groupes marginalisés (les femmes, les groupes ethniques, les jeunes), mais aussi contre ceux-ci (les Juifs dans les années 1930).

Le consumérisme politique résulte de la prise de responsabilité mondiale des consommateurs dans le but de mettre en place un filet de sécurité destiné aux personnes et à l'environnement malmenés par le processus de la mondialisation.

Les trois formes essentielles du consumérisme politique sont le boycott (ne pas acheter), le buycott (choisir ses achats) et les actions discursives. Ces dernières visent à exhorter les citoyens à prendre conscience du rapport entre les choix du consommateur, la production des entreprises et l'égalité mondiale et à agir en conséquence.

Finalement, c'est la faible implication des gouvernements pour remédier aux problèmes des gens qui a entrainé la politisation de la consommation. Aujourd'hui, le choix du consommateur influe sur l'avenir du monde. Il le sait et peut même aller jusqu'à un ralentissement et une diminution de sa consommation personnelle.

lundi 7 juin 2010

La responsabilité individuelle des consommateurs (Ib)

Je continue à vous résumer les idées contenues dans l'ouvrage sur la responsabilité individuelle des consommateurs édité par le Conseil de l'Europe. (Partie Ia)

Partie 1 – La consommation comme vecteur d'expression citoyenne (suite)

Produire ou ne pas produire ? Est-il justifié de croire en la souveraineté du consommateur ?
Tim Cooper (Royaume-Uni)

L'auteur rappelle ici que dans de nombreux marchés, particulièrement ceux présentant des caractéristiques oligopolistiques, de puissants fournisseurs semblent capables d'influencer les préférences des consommateurs. Les choix de ceux-ci ne sont pas complètement libres. En réalité, les consommateurs manquent à la fois de pouvoir et de compétences. Aussi, le supplément actuel de prix lié à une consommation responsable constitue un frein supplémentaire au changement.

Il semble aussi que de nombreux consommateurs ne cherchent pas à restreindre, et encore moins à réduire, leur consommation globale. Les individus achètent habituellement systématiquement le même genre de produits ; leurs choix reflètent des valeurs intériorisées depuis longtemps ainsi que leur identité sociale.

L'évolution de la consommation ne peut donc pas se faire toute seule ; les gouvernements ont un rôle à jouer. Il faut concentrer les efforts sur la création d'un cadre favorable au progrès collectif, plutôt que d'exhorter les individus à aller à contre-courant. L'auteur constate en effet que le principe de la souveraineté des consommateurs place un fardeau injuste sur chacun d'eux.

Un moyen de supprimer cette pression serait l'élimination progressive de la possibilité d'acquérir des produits ou services ayant des impacts sociaux ou environnementaux excessivement négatifs. Mais il s'agit-là d'un changement radical que peu de gouvernements seraient capables d'appliquer à brève échéance.


De la souveraineté du consommateur à la gouvernance des consommateurs
L'espace du choix dans la consommation
Sophie Dubuisson-Quellier (France)

Le choix des consommateurs se distribue actuellement entre des alternatives très spécifiques et fortement contrôlées par les acteurs du marché. Il est souvent réalisé après recourt à la « délégation » (analyses et avis extérieurs). Or, aujourd'hui, les consommateurs ne peuvent choisir qu'en fonction des caractéristiques que traitent les délégués de la médiation marchande ; ils ne peuvent introduire de nouveaux critères eux-mêmes. Cela revient en fait à constater que non seulement, le choix est fini, mais qu'il est également contrôlé politiquement et économiquement par l'offre.

Pour contrer cette consommation dirigée, il existe actuellement trois types de démarche : les mouvements décroissants, les contrats locaux entre consommateurs et producteurs et les démocraties alimentaires localisées.


Les préoccupations des consommateurs et les possibilités de choix alternatifs
Federica Volpi (Italie)

Certains groupes de pression possède aujourd'hui un pouvoir d'envergure mondiale qu'ils peuvent exercer à leur seul profit, en dépit du fait que leurs décisions peuvent également avoir des conséquences majeures pour ceux dont la voix n'est pas entendue au moment où il s'agit de trancher.

Les citoyens peuvent jouer le rôle de contrepoids en utilisant leur portefeuille comme levier. C'est bien à l'individu de modifier ses schémas de comportement s'il veut exercer une pression suffisante pour faire évoluer les politiques économiques et commerciales internationales.

Les caractéristiques fondamentales des gammes de produits disponibles sur le marché restent largement méconnues du public. Contrairement à cela, les consommateurs responsables, du fait de la réflexion qui sous-tend leurs choix, sont prêts à dépenser davantage pour ces produits, comme le montrent de nombreuses études effectuées en Europe et ailleurs.